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Comme il le fait pour le panégyrique, Bossuet ramène l’oraison funèbre à un sermon. Sans sympathie pour un genre où le risque d’insincérité est constant, qui de plus est consacré non à un saint, mais un à grand de la terre au terme d’une vie où parfois « Dieu a si peu de part », Bossuet est le premier à organiser l’oraison funèbre autour de la mort elle-même, pour en tirer une leçon profitable. Ainsi, la fin d’une vie brillante devient le prétexte à montrer le peu que sont les hommes, à leur faire entendre comment ils doivent ordonner leur conduite pour se préparer à bien mourir. L’éloge des morts n’est pour Bossuet qu’une occasion nouvelle d’instruire les vivants.