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Dans Mais n’te promène donc pas toute nue, Feydeau crée très habilement une forte attente avec une première scène dont les personnages ne sont pas visibles. C’est une querelle entre époux, Ventroux reprochant à sa femme Clarisse son impudeur, scène dont le seul témoin muet est le domestique Victor perché sur un escabeau, occupé à arranger le cordon d’un store. La désinvolte Clarisse Ventroux a en effet la manie d’évoluer chez elle en chemise affriolante. Elle s’offre ainsi au regard amusé du domestique, au regard perplexe de son fils de treize ans, aux regards gourmands des visiteurs impromptus et importants, dont le maire de Moussillon-les-Indrets, adversaire politique du mari député. Ventroux admoneste sa femme en lui répétant « Mais n'te promène donc pas toute nue ! », sans parvenir à se faire entendre…