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Pridamant recherche son fils Clindor, qu’il a chassé voilà dix ans. Sur le conseil de son ami Dorante, il vient consulter le magicien Alcandre dans sa « grotte obscure ». Alcandre rassure Pridamant sur le sort de son fils, en faisant surgir du néant des habits luxueux qui témoignent de sa prospérité nouvelle. Il lui raconte les dix années d’errance de Clindor, puis lui propose de poursuivre le récit sous la forme d’une évocation magique où des « spectres animés » prendront la place des personnages réels. Cette séance de théâtre dans le théâtre fait découvrir Clindor en second, grassement payé, du capitaine gascon et fanfaron Matamore, qui lui raconte ses exploits imaginaires et se vante de sa passion pour la belle Isabelle, fille de Géronte. Il a pour rival (et favori du père) le seigneur Adraste, qu’Isabelle éconduit pour nouer une idylle avec Clindor. Leurs amours tournent à la tragédie quand, dénoncés par Lyse, une suivante jalouse, ils voient surgir Adraste à la tête d’une troupe armée. Clindor tue son rival, est arrêté. Pridamant s’inquiète : son fils est-il perdu ? Mais le magicien le rassure : à l’instar du spectateur de L’Illusion comique, il n’est pas au bout des surprises que réserve cette grande réussite du théâtre baroque.