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Il ne faut jurer de rien, une pièce tout en légèreté

Après sa traumatisante liaison avec George Sand en 1835, Musset connaît une période d'accalmie, auprès notamment de Mme Jaubert avec qui il entretiendra une relation amicale et une correspondance tout le restant de sa vie. C'est à cette époque qu'il écrit Il ne faut jurer de rien.
On retrouve dans cette pièce, comme dans les autres proverbes, l'influence de la comédie italienne, le thème de la passion, le quiproquo, un sens ludique du langage. Rappelons que, après l'échec de la première représentation de l'une de ses pièces, dès 1830, Musset n'écrit plus pour la scène mais pour la publication dans la Revue des Deux Mondes, ce qui lui permet une grande liberté par rapport aux contraintes du théâtre : les indications scéniques – les didascalies – restent floues et Musset introduit un chœur sans se soucier de la façon dont il peut être interprété.
Écrite en 1836, l'œuvre théâtrale Il ne faut jurer de rien ne sera jouée qu'en 1848, après le succès remporté l'année précédente à la Comédie-Française par Un caprice, écrit également dix ans plus tôt. En 2005, le réalisateur Éric Civanyan remet la pièce au goût du jour dans une interprétation de Gérard Jugnot (oncle Van Buck), Jean Dujardin (Valentin), Mélanie Doutey (Cécile de Mantes) et Marie-France Santon (la baronne).